Politique, 01/04/2016

Conseil municipal de Marly le 31 mars 2016

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(Marly) En toute sincérité... budgétaire !

Temps fort de l’année, le vote du budget de Marly est comme partout marqué par les baisses de dotations de l’Etat. Des choix importants sont programmés notamment vers une politique de travaux de proximité et d’accessibilité, un second débat budgétaire s’est immiscé durant ce Conseil municipal sur le département (Fabien Thiémé, Marie-Thérèse Ledrole).

Un budget raisonné

Chaque collectivité locale doit trouver des trésors d'imagination, voire réaliser des choix drastiques, afin d'équilibrer ses finances et surtout voter un budget sincère.

Pour la commune de Marly, un poids lourd territorial avec près de 12 000 habitants, il s'équilibre au final à 22 718 158 €. Pour y arriver, le chemin est tortueux " nous avons connu une baisse des dotations importante de la DGF (environ 700 000 €) entre 2013 et 2016. Le maintien de la DSU ne compense qu'en partie cette chute (+ 433 090€)", explique Fabien Thiémé.

En chiffres, la baisse est limpide ! " Si l'on additionne la baisse de la DGF, les charges supplémentaires suite à un changement de taux, la fameuse GVT dans l'administration publique et enfin le succès des activités périscolaires (NAP) malgré les compensions à travers la DSU et le FPIC (fonds de soutien aux communes par la CAVM), vous avez un delta négatif de 366 480 € ", résume le premier magistrat.

Dans le budget de fonctionnement, la part de la masse salariale demeure importante. Toutefois, une légère baisse est à noter " nous passons de 59,37% à 58,77%. En 2007, il y a avait 315 agents et aujourd'hui 275 !", assène le maire. Certes, il y a un progrès compte tenu de l'application de la GVT mais cette donnée reste mauvaise. La barre des 55% est le maximum supportable pour toute collectivité ! Pour ce qui est des arrêts-maladie, la statistique de Marly est de 24 jours/An par agent " nous sommes en dessous de la moyenne nationale !", précise le maire. Cela reste élevé tout de même !

Au niveau de la répartition des grandes masses de dépenses. On peut noter la part importante (13,65€) pour le pôle Education. " Nous avons opté pour une réorganisation par pôle avec un chef de service à sa tête", précise le maire. La petite enfance est bien dotée avec 11,98% " un enfant paye à l'année 15€ à l'année pour toutes les activités (le 2ème 13€) ", ajoute-t-il.

Bien sûr, la dette et les emprunts associés sont des éléments de lecture important. Marly est une commune qui n'a plus d'emprunt toxique. Sans contracter d'emprunt durant le premier mandat, elle a signé un premier emprunt de 500 000 € en 2014 et un nouvel emprunt d'1,5 millions d'euros en 2016 à taux fixe. Deux chiffres clés " notre capacité d'autofinancement est de 2,2 millions d'euros et notre capacité de désendettement est de moins de 6 ans contre plus de 60 ans à notre arrivé en 2008 ", s'exclame le maire.

Au niveau des recettes, les taux d'imposition ne sont pas modifiés " comme depuis 2009 ", ajoute Fabien Thiémé. Pour l'opposition, Jean-Noël Verfaillie ajoute que " la base est en hausse et par voie de conséquence, les impôts augmentent… " pour les 52% des marlysiens assujettis à l'impôt sur le revenu. Le jour où un édile baissera les impôts en compensation de la hausse mécanique des bases n'est pas prêt d'arriver !

L'opposition municipale reste, un peu, sur sa faim face à la présentation de ce budget : " C'est un moment clé de l'année politique mais également sur les projets à plus long terme. Vous avez repris dans votre programme 2015 bon nombres de projets de notre campagne. Nous veillerons particulièrement à ces engagements !", commente Jean-Noël Verfaillie. Suite à l'abstention de l'opposition sur ce vote, la majorité embraye sur une éventuelle contradiction avec le rôle de Conseiller départemental : " J'espère que vous adopterez la même attitude au moment du vote du budget du département en baisse dans de multiples domaines, la cohésion sociale, les personnes handicapées et l'accompagnement associé etc. ", souligne le maire.

Le débat se poursuit sans animosité  " Nous maintenons tous nos services à la population et sans hausse d'impôts ! Par contre, au département, allez-vous voté cette hausse de 70 € d'impôts par habitant ? Allez-vous défendre les marlysiens au niveau du Conseil départemental ? ", lance Mme Marie-Thérèse Ledrôle.

La réponse fuse : " Si vous aviez présenté un bilan meilleur que celui présenté début 2015, je ne serai pas élu Conseiller départemental "… Pour autant " le vote de notre budget est étroitement lié à la position de l'Etat vis à vis du RSA. Si ce dernier reprend le reste à charge de 2016 du RSA, soit 100 millions d'euros, nous pourrons boucler un budget (et ne pas être sous tutelle) mais il serait encore plus souhaitable que l'Etat se base sur le reste à charge 2015, soit 288 millions d'euros ", précise le leader de l'opposition marlysienne. Tout est une question d'arbitrage mais en toute état de cause, la maîtrise budgétaire est complexe pour le département.

Pour le P.S au sein de la majorité municipale, Rita Cannas prend la parole : " Non, nous n'avons pas laissé les caisses vides du département. Ensuite, la baisse des dotations (tant critiquées) n'est que de 28 € par habitant. Pour mémoire, le transfert du RSA est une décision de Nicolas Sarkozy, me semble-t-il !"

Les travaux

Sur ce budget 2016, pas de grands projets annoncés mais des conclusions comme la future inauguration du foyer pour autistes adultes et du foyer pour personnes âgées. Sauf dans le secteur du logement où le quartier de la Rhônelle ne cesse de croitre " une 1ère pierre a lieu le 13 mai prochain pour un nouveau programme de logements. Avec un objectif final de 600 logements à l'horizon 2020, je demande au SITURV un arrêt de bus dans ce secteur de la commune ", demande Fabien Thiémé.

Le prochain vote du budget du SITURV, le jeudi 08 avril prochain, montrera qu'après l'héritage du budget 2015, de l'ancienne présidence de Francis Decourrière, et de cette ligne 2 phase 3, avec + 32 % de budget , celui de 2016 ne sera guère meilleur. Cet état financer a déjà été subodoré durant le ROB du SITURV 2016. Marly peut toujours attendre… son quai de bus  et la ligne vers la Belgique est devenue une chimère ou la résultante d'une politique de transport urbain entre 2008 et 2014.

Néanmoins, dans les grandes lignes, la volonté municipale est de s'occuper, en volume, des travaux de proximité en terme de voirie, des équipements publics, sportifs et culturels. A noter également, le déploiement du plan Ad'AP afin que chaque espace public soit accessible au PMR d'ici 2020.

Entre la politique des grands projets et celle des petits travaux de proximité voire d'entretien, il est assez difficile de faire son chemin pour une majorité municipale. L'une est indispensable pour montrer un ou des marqueurs forts à la population, l'autre est incontournable afin de répondre aux demandes du quotidien, les soucis de voirie, de sécurité, de garderie etc. la vie des vrais gens en somme. Ce budget de Marly est entre chien et loup, raisonnable et en attente de prospective pour 2017.

Daniel Carlier








 

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