Associations, Manifestation, Vie sociale, 03/05/2016

Inauguration du nouveau siège de l'APEI du Valenciennois le 29 avril 2016

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” La liberté de choisir “… son autonomie !

Evénement de cette année 2016, l’inauguration du nouveau siège social et de l’espace associatif de l’APEI du Valenciennois s’est déroulée ce vendredi 29 avril. Autour de cette manifestation, l’accueil des personnes handicapées mentales, l’accompagnement, l’autonomie, ces missions sont sous tension budgétaire (panel de photographies dans le nouveau siège).

L'APEI du Valenciennois, cette association d'utilité publique s'enracine encore un peu plus sur la commune d'Anzin. " Il y a toujours eu un lien fort entre la commune et l'APEI. Votre association est anzinoise, le 1er employeur de la ville et son impact est important sur la vie locale ", commente Pierre Michel Bernard, le premier magistrat d'Anzin. Mais l'APEI du Valenciennois irrigue également un vaste territoire, elle se décline sur 27 établissements et notamment la prochaine inauguration de l'internat pour enfants autistes sur St-Amand-les-Eaux.

Cordon, visite….

( Salle de formation avec des tables à hauteur adaptable) Comme d'habitude, une manifestation au sein d'une APEI est extrêmement fédératrice, la foule était particulièrement nombreuse, les personnalités et politiques étaient également au rendez-vous. Après le traditionnel coupé de cordon, la visite du nouveau siège social, financé par l'ARS, de l'espace associatif (sur fonds propres) avec un lieu de formation, un espace dédié aux manifestations " et ouvert pour d'autres structures ", souligne le président  de l'APEI Georges Maillot. Une série de photographies des jeunes et adultes accompagnés par l'association a été affichée sur tous les murs du siège social, une façon de ne jamais oublier quelle est la mission d'utilité publique !



Le cabinet d'architecture de Valenciennes, en charge de cette réalisation, a mis en musique un espace global très lumineux, très ouvert, confortable et fonctionnel. " Le rez-de-chaussée est en béton et le 1er étage en ossature bois. Je suis très touché par cette série de photos et ces regards… ", explique Carl Lefebvre, du cabinet d'architecture " Les Murs ont des Plumes ".

Après un premier site en 1964 aux Tourelles, une longue période au 80 rue Anatole France, cette implantation Avenue des Sports sur Anzin est incontestablement un nouveau marqueur pour l'APEI du Valenciennois.

… et discours !

La chorale d'Anzin avec la participation de 8 résidents de l'association a chanté en prélude des discours officiels, une longue préparation fut nécessaire avant ce résultat d'équipe.

Pour le président de l'association, cette journée est particulière " car toute notre histoire est sur Anzin. Notre première structure date de janvier 1961 dans un bureau de la mairie et aujourd'hui, nous représentons 887 personnes en ETP (Equivalent Temps Plein), 1 088 personnes handicapées travaillant dans un ESAT, 486 enfants dans les IME pour un budget de plus de 40 millions d'euros. ". Georges Maillot souligne également ce chantier exemplaire et rapide (10 mois) " notre siège ne répondait plus à nos besoins sur notre ancien emplacement. Nous avons pu trouver un accord rapidement avec la municipalité pour obtenir de l'espace foncier supplémentaire. "

Alain Bocquet, le député maire et moins connu ancien éducateur spécialisé, met en exergue l'origine du mouvement des APEI " il est venu d'en bas, des familles ". Il ajoute en connaissance de cause que " l'autonomie ne peut se mettre en place au mépris de l'activité pour cette population. " En clair, une politique d'insertion, d'intégration dynamique vers plus d'autonomie s'accompagne de structures pour y parvenir.

Le maire annonce quelques initiatives, louables, en faveur du handicap comme l'embauche d'un service civique dédié. " Nous avons également 3 personnes en apprentissage adapté, 1 adulte et 2 jeunes ", précise-t-il. Au moins, les actes accompagnent des paroles à l'heure, où sur l'autel de la réduction des dotations, certaines communes ont supprimé en catimini le référent handicap… !

Le discours attendu était celui de Geneviève Mannarino, vice-présidente du département en charge du handicap, et porteuse de la politique du Conseil départemental et des réductions à la clé. Après quelques mots élogieux sur la maire de St Saulve, elle remet sur la table le poids de l'engagement social de cette institution " en faveur des personnes âgées ou/et personnes handicapées, c'est 1,4 milliards d'euros ! Toutefois, il faut faire évoluer nos politiques "… " L'autonomie n'est pas un mot valise, c'est un mot co-construit ensemble !" Bien sûr, le chemin budgétaire rêvé est une augmentation significative des personnes handicapées autonomes ou maintenues dans le milieu familial. " La vie à domicile est un objectif, nous visons une politique d'inclusion ", conclut-elle.

Le débat n'est pas prêt de s'achever car il faut tout de même rappeler que c'est un honneur, pour une démocratie développée, de pouvoir concevoir des structures d'accueil pour des adultes et des enfants porteurs d'un handicap ! C'est moins cher à la maison, certes parfois meilleur mais pas toujours !

Sur la sensibilisation des collectivités publiques au S3A (formation au comportement pour l'accueil des personnes handicapées mentales) " je tiens à féliciter Grégory Lelong, le maire de Condé-sur-l'Escaut, car sa commune est la première à recevoir cette formation ", explique David Leclercq, le directeur de l'APEI du Valenciennois,

Puis, il reprend cette direction politique du Conseil départemental avec un commentaire de l'association "Nous aussi" composée de 35 membres de l'APEI du Valenciennois. " Notre autonomie, c'est pouvoir décider pour sa vie, c'est pouvoir choisir. Certains aiment se retrouver dans une famille, d'autres en foyers !"

Tout est dit dans cette phrase sur le thème de fond qui plombe tous les discours. Tout le monde est favorable pour réaliser des économies, des pistes de mutualisation des achats etc. sont possibles mais derrière cette façade ! Que voulons-nous ? Une santé où l'épaisseur de son portefeuille permettra de guérir plus vite, un meilleur retour à l'autonomie dans une famille plus aisée, sans tensions sociales, avec une volonté réelle d'accueil ou un choix, si cela est possible, entre une structure dédiée comme l'APEI et la vie à domicile ?  

Cette possibilité constitue encore un immense progrès face aux regards des autres sur les personnes porteuses d'une déficience cognitive… Et bien plus positif qu'antan où il fallait cacher chez soi ces enfants, voire adultes, afin de ne pas faire peur au voisinage !

Daniel Carlier





 

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