Faits divers, Portrait, 18/03/2016

  • Facebook
  • Twitter
  • Google+

Bruno Carpentier, c’est arrivé près de chez nous ...

L’écrivain Bruno Carpentier, originaire de Condé-sur-l’Escaut, vient de sortir son nouveau roman intitulé Le Berger de Saint-Aybert. Un roman policier qui n’est pas sans rappeler la triste affaire dite « du berger de Crespin ». En août 1969, deux fillettes ont été retrouvées assassinées sur un chemin à Crespin. Cependant dans Le berger de St Aybert, les faits et les personnages sont inventés. Il sera à Valenciennes le 16 avril. Bienvenue dans le coin des lecteurs.

L'écrivain nous a accordé une interview depuis la Provence, au pied de la montagne Ste Victoire, chère à Cézanne, où il réside dorénavant,  après avoir fréquenté les bancs du lycée Charles Deulin à Condé et ceux de l'université de Droit de Valenciennes.  Engagé en 1987 dans l'armée de Terre, Bruno Carpentier sert dans la Légion Étrangère de 1995 à 2013, date à laquelle il quitte le service actif au poste de Sous-Chef d'état-major du Commandement de la Légion étrangère.  A son actif de nombreuses opérations en Nouvelle-Calédonie, en ex-Yougoslavie, en Afrique, en Amérique du Sud et en Afghanistan. Un puits d''inspiration pour ses romans policiers? Ou l'amour de la lecture? Les deux mon capitaine. Bruno nous avoue « qu'il adore farfouiller dans les nouveautés littéraires ». Ça tombe bien, nous aussi! : « Je participe à beaucoup de salons littéraires et je ne manque jamais d'acheter un livre ou deux pour découvrir de nouveaux auteurs ». L'officier de réserve cite Rimbaud « C'est un trou de verdure où chante une rivière, accrochant follement aux herbes des haillons d'argent; où le soleil, de la montagne fière, luit.... » et travaille activement son swing  afin d'améliorer son score au golf de Mormal quand il viendra dédicacer son livre dans le Nord mi-avril, en passant par chez nous.

Cette histoire interpelle, forcément, et rappelle l'affaire dite  « du berger de Crespin » mais « j'ai dû prévenir que c'était une fiction, mais c'est tellement inspiré de faits réels que ça colle aux gens. »

A l'époque, « une grande croix fut plantée dans les marais sur la route de Thivencelle. Lorsque j’étais enfant, cette croix m’effrayait. C’est elle qui a inspiré mon intrigue. J'ai dû prévenir que c'était une fiction, mais c'est tellement inspiré de faits réels que ça colle aux gens », confie Bruno Carpentier. L'auteur a, dans la note au lecteur du livre,  détaillé  « le 24 août 1969,  Agnès et Odile L., 14 et 11 ans, sont retrouvées mortes sur un chemin, à quelques pas de la frontière belge. Elles étaient parties cueillir des fleurs pour leur maman. Un témoin, Alphonse D., éleveur de moutons, surnommé par la suite  « le berger de Crespin », est le dernier à avoir vu les filles vivantes. Un temps suspecté, victime des plus folles rumeurs, il avoue puis se rétracte. Le 31 octobre 1969, la juge d'instruction abandonne toutes les charges retenues à son encontre. Le meurtrier n'a jamais été retrouvé. Le Berger de Saint-Aybert est une fiction librement inspirée de ces faits, un roman mêlant des circonstances et des lieux réels à des événements et des personnages imaginaires. Il ne s'agit en aucun cas d'une nouvelle enquête sur l'affaire qui secoua Crespin et le Nord de la France à la fin des années 60 »   

L'intrigue haletante emmène le lecteur à travers le Valenciennois et le Pays de Condé

Le Berger de Saint Aybert, c'est une partie de notre histoire, dont les lignes, écrites par Bruno Carpentier,  baladent  le lecteur sur les chemins de notre territoire, des corons de Thivencelle, à Hergnies et l' étang d'Amaury, de Condé-Macou aux marais de Vicq,  sans oublier les Camus de la Solitude qui ont même, pour les non-initiés, une  note en bas de page.  

En janvier 1973, Marcel Défossez, le cantonnier de Fresnes-sur-Escaut, découvre dans la neige le corps martyrisé d’une petite fille. Daniel de Saint-Mard, jeune journaliste à La Voix du Nord, fait le lien avec une affaire criminelle survenue six mois plus tôt entre Saint-Aybert et Crespin.  Se noue alors une intrigue haletante qui  nous mène, à travers le Valenciennois et le Pays de Condé, sur les traces d’un improbable tueur en série.

142 pages, petit format, couverture noire. Morceaux choisis.

Bien écrit, idéal à glisser dans un sac à main ( et c'est testé pour vous), on accroche vite à l'histoire, le fait que le décor soit planté sur notre territoire nous  offre une réelle proximité, le lecteur reconnaît la ville, le nom des rues, les quartiers etc.

Morceaux choisis : « Il saute dans sa voiture direction Condé, cité Saint-Pierre, à la confluence de la Haine et de l'Escaut. C'est un pays noir, une lande de corps, une île au milieu des mondes comme il en existe partout ici. Habitations serrées, reproduites à l'identique, alignées les unes aux autres où l'on communique de jardin en jardin, de véranda en véranda, de fenêtre en fenêtre, et même à travers les murs. Pas de place pour l'intimité, pour la pudeur ou pour les secrets. Ni pour le linge qu'on ne cache plus. Impossible. Les hommes vont à la mine ensemble. Les femmes font la lessive ensemble » ou encore « c'était l'été 1962, un de ces fabuleux étés du Nord. Le soleil de juillet brûlait les blés mûrs sous le ciel bleu immaculé de Landrecies (...)Sur les rives de la Sambre, dans le bocage avesnois, tout fouettait les sens: l'odeur des bouses séchées, l'éclat des boutons d'or dans les patûres, la fraîcheur de l'herbe grasse dans les vergers, l'éclair vif-argent des tritons dans les ruisseaux(...) et «  long cordon ombilical quasi-rectiligne, la départementale qui mène de Valenciennes-La Croix d'Anzin à Condé suit la rive gauche de l'Escaut. Le bitume n'a pas encore remporté la partie et, par tronçons, les pavés font de la résistance ».

Cette histoire s'inscrit dans la lignée de Crimes de pays

Depuis 2013,  l'ancien rédacteur en chef du magazine Képi Blanc, se « consacre à l'écriture de romans policiers dans la collection Crimes de Pays, dirigée par Jean-Pierre Turbergue, directeur des éditions Italiques ». Cette collection, née en 2013, regroupe des histoires policières qui se déroulent dans un terroir, une région ou une ville bien identifiables.

Le premier volume compte trois titres : Le Boucher de Malemort ( Corrèze), L' Ecorcheur de Cadolive ( Bouches-du-Rhône) et La Benoîte-Affique ( Nord, Belgique) dont l'intrigue promène  les lecteurs, dans le Valenciennois et à Mons, où le 8 avril 2011, Guy de Villehardouin est tué dans la Collégiale Sainte-Waudru. L'inspecteur  Delorme et le procureur Vandervelde se rendent sur la scène de crime. Indice troublant : la Benoîte-Affique a disparu. Et si la clé du secret de la famille interdite était cachée dans la capitale du Hainaut?

La suite....en octobre 2016. En attendant, rendez-vous  au Furet du Nord, le 16 avril prochain,  Bruno Carpentier viendra à la rencontre de ses lecteurs.
 Actuellement, Bruno Carpentier fignole, avec son éditeur son prochain polar,  la suite de La Benoîte-Affique, intitulée La Crypte de St-Maximin, qui paraîtra en octobre 2016....en attendant, si ce n'est déjà fait, il vous reste à attaquer la collection et le berger de Saint-Aybert, 142 pages, format 135X210 mm à la française, disponible à Valenciennes, au Furet du Nord, où l'auteur sera en dédicaces le samedi 16 avril prochain de 10h00 à 12h00. (Contact :  crimesdepays@gmail.com -page Facebook : crimesdepays)

Allez, chers amis lecteurs, Bruno Carpentier nous dévoile, un petit peu, l'intrigue de ce prochain opus: « celle-ci nous entraînera du Nord de la France en Provence, sur les pas de Marie-Madeleine. En juillet 2012, Janette Mouriès est retrouvée morte dans la crypte de la basilique de Saint-Maximin, dans le Var. Cette prédicatrice mystique prétendait avoir découvert des nouveaux éléments sur le vie de Marie-Madeleine.  Quel était le secret de Janette? Le commandant Cosentino devra le découvrir pour espérer dénouer les fils de cette intrigue... »



Céline Druart
 
 

vainfos

Print Friendly and PDF


Favoris

Simple, rapide et efficace cliquez pour
ajouter va-infos.fr à vos favoris.

favoris

Recommander

Vous appréciez le média en ligne www.va-infos.fr
n'hésitez pas à communiquer son adresse internet !

Recommander

Lettre d'information

Inscrivez-vous à la lettre d'information de va-infos.fr en indiquant votre adresse de courriel.